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CAMBODGE – Les « Beer girls » se rebiffent

30 juillet 2011

A Phnom Penh, les salariées chargées de la promotion de la bière Angkor Beer descendent dans la rue. Elles réclament leur salaire dominical, payé seulement à moitié par la direction depuis 3 ans.

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« Mon pays, ma bière. Ma bière n’aime pas les khmèr », chantent une cinquantaine d’employées chargées de la promotion de la Angkor Beer, devant les bureaux de la célèbre marque cambodgienne appartenant à la société Cambrew LTD, sur Norodom boulevard à Phnom Penh.

En détournant le slogan « Mon pays, ma bière », elle cherchent à attirer l’attention des passants, des touristes qui portent tous des tee-shirt à cette devise et aussi à résister aux policiers qui les observent de l’autre côté de la rue. C’est leur cinquième jour de grève et depuis deux jours, les hommes en bleu tentent de les réduire au silence.

Ces jeunes femmes qui vantent les mérites du breuvage dans les restaurants et bars de la capitale réclament justice. Depuis 2007, elles sont censées percevoir 4$ par dimanche travaillé, selon la législation cambodgienne sur le travail dominical, en vigueur depuis 1994. Or la société ne les rétribue qu’à hauteur de 2$. Pourtant, une décision du Conseil des prud’hommes du 15 juin dernier a reconnu leur exploitation et a ordonné le versement rétroactif du salaire qui leur est dû depuis trois ans.

Ces femmes gagnent 50$ par mois, le salaire minimum au Cambodge. L »équivalent d’une paye d’ouvrière dans le textile. « Je ne peux pas survivre avec ce salaire car mes dépenses sont supérieures, donc je travaille en plus le samedi soir mais ça me rapporte seulement 8$ de plus par mois », déclare Neub Sros, 36 ans, en poste depuis 10 ans. Elle accuse aussi le manager Soy Yari d’avoir insulté ses employées ; il les aurait comparé à des prostituées.

Or Norn, un responsable du Conseil des prud’hommes, a affirmé que le conseil ne pouvait rien faire de plus.  » Si une partie n’est pas en accord avec la loi, l’autre partie a le droit de protester ». Khiev Savuth, sous-directeur du département de résolution des conflits du ministère du Travail, a déclaré que cette affaire n’était pas sous sa responsabilité. La direction de Cambrew LTD refuse de s’exprimer.

Après avoir distribué des flyers et crier leur mécontentement à coup de mégaphones, les 50 insoumises sont toujours là. Elles devaient être 200 grévistes, mais leur collègues ont pris peur après avoir subi des intimidations. Elles auraient été averties qu’elles seraient licenciées si le mouvement perdurait et des rumeurs circulent affirmant que la police cherchait les leaders.

Source : Phnom Penh Post

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